Vainqueur du volant Elf 1971, Patrick Tambay semblait promis à
une ascension rapide, mais le chemin vers la F1 sera plus long
que prévu pour l'ancien skieur. Ses adversaires d'alors se
nomment, entre autres, Laffite, Jabouille, Leclère, Pironi et
Arnoux. En 1977, à l'aube d'une quatrième saison de F2, il part
vers les USA disputer le championnat CanAm qu'il remporte.
Cette même année, il débute enfin en GP. Au volant de sa mo-
deste Ensign, le français impressionne. Ferrari lui offre un con-
trat pour 1978, mais Tambay signe chez McLaren. Après deux
saisons décevantes, il se retrouve sans volant. Nouvel exil ga-
gnant en 1980 en CanAm avec l'écurie Newman/Haas. En 1981 il
effectue quelques "piges" en F1 chez Théodore et Ligier. La
seconde carrière de Patrick Tambay commence en 1982. Après
l'accident fatal de son ami Gilles Villeneuve, il est choisi par
Ferrari pour épauler Didier Pironi. Le lendemain de l'accident
de ce dernier à Hockenheim, Tambay remporte sa première
victoire en GP. Confirmé en 1983, il réalise sa meilleure saison
s'annonçant comme un concurrent sérieux pour le titre. Une
fin de saison plus difficile le verra terminer quatrième du cham-
pionnat, après avoir remporté le GP de San Marin et signé qua-
tre poles positions. Ses trois dernières saisons chez Renault
en 1984 et 1985 et Lola en 1986 ne lui apporteront que peu de
satisfactions. Il a également couru les 24 heures du Mans pour
Renault et Jaguar et participé à de nombreux rallyes raids. Son
fils Adrien est aujourd'hui un solide espoir du sport automo-
bile français.