Jean-Pierre Jarier  restera  sans  conteste  l'un  des pilotes les
plus  rapides que  le sport  automobile  ait connu. Issu de  la R8
Gordini, "Godasse de plomb"  se  révéla en 1973  en écrasant la
concurrence dans le championnat d'Europe de F2. Séduit  par le
talent et le  caractère du  Parisien, Ferrari lui  proposa un volant
en F1 pour 1974 ! Coincé par son contrat de l'époque, Jarier pas-
sa  une première  fois à  côté de  sa chance... La saison 1974 dé-
débuta mal avec  la mort de son équipier Peter Revson. Le seul
résultat probant sera une 3ème place à Monaco, au volant de sa
Shadow. Il se rattrappera en sport-prototype avec cinq victoires
au volant de la Matra 670C. En 1975, il démarre la saison en trom-
be avec 2 poles positions en Argentine et ici au Brésil où il fait u-
ne course à la Clark avant de renoncer près du but. la DN5 ne se-
ra plus jamais aussi compétitive. Après un pâle intermède chez
ATS, il démontra à tous que  son talent était intact lorsqu'il rem-
placera Peterson au pied levé pour deux GP chez Lotus en 1978,
réalisant des courses ... à la Jarier, impressionnant Colin Chap-
man lui-même ! Ce sera le dernier feu d'artifice de  Jarier en F1
et  il se  retirera à la  fin de  la saison 1983  pour aller piloter une
Chevrolet Camaro dans le championnat de France  des voitures
de production et retrouver le chemin des podiums !