Fils d'une famille aisée, pianiste de talent, Elio de Angelis
débuta en compétition par le karting. Champion d'Italie
puis deuxième au championnat du monde, il débute en F3
en 1977 et décroche le titre national. Une année de F2 sans
grand succès en 1978, mais une victoire au GP de Monaco
F3, même acquise sans la manière, ouvre au romain les
portes de la F1 l'année suivante. Des débuts convaincants
chez Shadow lui permettent d'être engagé chez Lotus en
1980. Il y restera six années, remportant deux victoires
dont celle-ci en 1982, à la suite d'un final haletant avec Keke
Rosberg. Elio était un pilote très fin et très rapide, son
équipier d'alors, Mansell s'en souvient. Il se classera à la
troisième place du championnat du monde en 1984. En 1985,
la cohabitation avec Senna, doublée d'un sentiment d'injus-
tice à son égard, le pousseront à rejoindre l'écurie Brabham
l'année suivante. Très novatrice, la nouvelle BT55 est un
échec. En menant des tests au mois de mai sur le circuit
Paul Ricard, victime d'une rupture de l'aileron arrière, sa
voiture quittera la piste dans les très rapides Esses de la
Verrerie. Elio de Angelis ne survivra pas à ses blessures.